Votre système immunitaire ne craindra plus les pépins !

Les extraits de pépins de pamplemousse : un antibiotique naturel au large spectre

En 1980, en Floride, un jardinier amateur découvrait avec étonnement que des pépins de pamplemousse jetés sur du compost ne se décomposaient pas. Cette particularité ne pouvait qu’exciter la curiosité de cet homme qui était aussi médecin, physicien lauréat de la fondation Einstein et immunologiste réputé : le docteur Jacob Harich.

Celui-ci, de plus, était passionné de remèdes naturels et de médecines alternatives. Ce fut le début d’une série d’études qui amenèrent à la découverte des propriétés antioxydantes, antimicrobiennes, antibiotiques et antivirales des pépins de pamplemousse.

Un certain nombre d’instituts renommés participèrent à ces découvertes. D’après beaucoup leurs études, il s’avère que les extraits de pépins de pamplemousse combattent un grand nombre de virus et de bactéries, mais aussi des levures, des champignons et des parasites.

L’extrait de pépins de pamplemousse (EPP) est pourvu d’un large spectre de propriétés thérapeutiques, notamment plus large que celui des antibiotiques traditionnels.

Une triple propriété… unique : efficacité, innocuité, sans effet secondaire !

En 1990, le fameux médecin et conférencier, le docteur Allan Sachs, se demanda, s’il n’avait pas découvert le remède antimicrobien absolu après une étude qu’il mena sur les pépins de pamplemousse. Cette étude avait pour but d’étudier leurs effets sur la multiplication des germes microbiens comme substitut naturel aux médicaments chimiques. Elle fut plus que concluante.

Cette conclusion fut confirmée par le Dr Léo Galland de New York qui déclara que les pépins de pamplemousse possédaient la propriété unique d’être à la fois d’origine naturelle, efficaces, 100% non toxique et de ne pas avoir d’effets secondaires.

Un antibiotique naturel au large spectre

D’une façon générale, selon de nombreuses études épidémiologiques, la consommation de fruits et de légumes se révèle efficace pour un certain nombre d’affections. Ces études ont démontré une incidence importante de leur ingestion sur un certain nombre d’affections chroniques dont plusieurs cancers et des maladies cardiovasculaires1,2.

La consommation d’agrumes serait, en particulier, recommandée dans la prévention des cancers, dont ceux du pharynx, de l’œsophage, de la bouche et de l’estomac 3,4.

Les principaux composés actifs à l’origine de ces propriétés thérapeutiques sont principalement la vitamine C, les caroténoïdes, les limonoïdes et les flavonoïdes.

La naringine : un agent antiprolifératif naturel

La naringine est le principal flavonoïde du pamplemousse et du pomélo5. On y trouve aussi de l’hespérétine mais en moindre quantité. Il semble que la naringine ainsi que d’autres flavonoïdes contenus dans les agrumes pourraient jouer le rôle d’agent antiprolifératif6 dans le cadre de la lutte anticancer.

Une étude d’observation menée sur plus de 1000 personnes a établi un lien direct entre la consommation de pamplemousse blanc et la diminution de l’incidence du cancer du poumon7. De même, au cours d’un certain nombre d’essais menés in vitro et chez l’animal, les flavonoïdes des agrumes, en particulier la naringenine6, ont inhibé la prolifération des cellules cancéreuses du sein8,9.

La même relation a été établie entre l’ingestion de naringine et l’incidence du cancer du poumon, faisant supposer une forte probabilité de l’effet préventif de ce flavonoïde sur le cancer.

Les pépins : un concentré de limonoïdes anticancer

Les limonoïdes sont d’autres composés biologiquement actifs des agrumes qui se trouvent principalement dans les pépins10. La limonine est le principal limonoïde du pamplemousse, à l’origine en particulier de son goût amer. Les limonoïdes auraient de remarquables propriétés antioxydantes11 et anticancer.

Des études cliniques ont ainsi prouvé les effets anticancer in vitro des limonoïdes contenus dans les pépins d’agrumes. Ils ralentissent en particulier la prolifération des cellules cancéreuses du sein12. Ils provoquent ainsi la mort cellulaire (apoptose) des cellules neuroblastiques cancéreuses.

Un certain nombre d’études menées chez l’animal ont abouti aux mêmes conclusions, en particulier, l’étude des effets de la limonine et la nomiline. Ces limonoïdes lutteraient contre les cancers de la bouche13, de l’estomac, du poumon14.

Un autre limonoïde, l’obacunone, a montré son efficacité pour réduire la prolifération des tumeurs de la bouche10 et l’incidence de tumeurs du côlon15 chez l’animal.

On suppose ainsi une action synergique de plusieurs limonoïdes entre eux ainsi qu’avec des flavonoïdes.

La limonine et la nomiline seraient capables d’inhiber l’activité de la protéase du virus et la réplication du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) in vitro16. Une étude a, de plus, montré qu’un certain nombre de limonoïdes dont la nomiline renforceraient le système immunitaire chez l’animal17.

Au vu de toutes ses propriétés, les extraits de pépins de pamplemousse peuvent aussi être rangés incontestablement parmi les meilleurs alliés de votre système immunitaire.

Les bienfaits des extraits de pépins de pamplemousse

En résumé : l’extrait de pépin de pamplemousse permet principalement :

  • De contribuer à renforcer le système immunitaire pour lutter contre la fatigue chronique et les infections bactériennes et virales,
  • De favoriser la lutte conte les maladies de la sphère ORL ; angine, sinusite, rhinite, otite, grippe, rhume…
  • D’aider à venir à bout des intoxications alimentaires, des diarrhées et des maux de ventre en contribuant à éliminer le Candida albicans et l’Helicobacter pylori, permettant ainsi de se débarrasser des candidoses ou infections fongiques qui peuvent affecter votre système digestif.
  • De venir à bout de problèmes de peau comme l’acné, les verrues, les champignons sur les ongles(mycoes) et du cuir chevelu comme les pellicules ou les démangeaisons.
  • D’avoir une meilleure hygiène buccale ; notamment en cas de mauvaise haleine d’aphtes, de gingivites ou inflammation des gencives… de même, vous pouvez contribuer à éliminer le tartre sur vos dents.

Pour en savoir plus : lisez le livre de Charlotte Raut : L’extrait de pépins de pamplemousse

Changez mais restez vous-même !

Philippe Kerforne

Les extraits de pépin aussi utiles pour les cultures et les animaux

Champ de colza

Les pépins de pamplemousse présentent un tel spectre de propriétés antimicrobiennes qu’on les utilise aussi pour les cultures et soigner les animaux.

En ce qui concerne l’agriculture ou le jardinage, l’extrait de pépins est employé contre les moisissures, les maladies fongiques, la rouille, le mildiou…

L’extrait de pépin se montre particulièrement efficace contre les insectes sans carapace comme les limaces ou les pucerons. On s’en sert aussi, mélangé avec un extrait d’ail et de piment, pour combattre les insectes à carapace.

De même, l’extrait de pépin soigne les animaux atteints d’infections fongiques pulmonaires ou autres. On l’utilise pour stimuler les défenses immunitaires des animaux. Ce qui permet de réduire les doses médicamenteuses chimiques ainsi que les taux de mortalité.

L’extrait est mélangé à l’eau ou à la moulée destinées aux animaux afin de combattre les contagions causées par les bactéries comme Escherichia et Salmonella. L’avantage de l’extrait de pépin est qu’il combat efficacement les parasites intestinaux, les bactéries et les virus sans détruire les bactéries utiles.

Il sert aussi à soigner les affections buccales. L’éradication des microorganismes pernicieux facilite l’assimilation des nutriments. On utilise aussi les extraits de pépins comme agent sanitaire pour nettoyer les sabots des chevaux, les pis des vaches et désinfecter les stalles et les cages. Enfin, l’extrait de pépin de pamplemousse se montre d’une aide précieuse pour les éleveurs biologiques auxquels les antibiotiques sont interdits pour soigner les animaux.

Références scientifiques

  1. Steinmetz KA, Potter JD. Vegetables, fruit, and cancer prevention: a review. J Am Diet Assoc 1996 October;96(10):1027-39.
  2. Bazzano LA, Serdula MK, Liu S. Dietary intake of fruits and vegetables and risk of
  3. cardiovascular disease. Curr Atheroscler Rep 2003 November;5(6):492-9.
  4. Chainani-Wu N. Diet and oral, pharyngeal, and esophageal cancer. Nutr Cancer
  5. 2002;44(2):104-26.
  6. Kim HJ, Chang WK, Kim MK, Lee SS, Choi BY. Dietary factors and gastric cancer in Korea: a case-control study. Int J Cancer 2002 February
  7. 1;97(4):531-5.
  8. Gorinstein S, Yamamoto K, Katrich E et al. Antioxidative properties of Jaffa sweeties and grapefruit and their influence on lipid metabolism and plasma antioxidative potential in rats. Biosci Biotechnol Biochem 2003 April;67(4):907-10.
  9. Harmon AW, Patel YM. Naringenin inhibits glucose uptake in MCF-7 breast cancer cells: a mechanism for impaired cellular proliferation. Breast Cancer Res Treat 2004 May;85(2):103-10.

Autres références scientifiques

  1. Le Marchand L, Murphy SP, Hankin JH, Wilkens LR, Kolonel LN. Intake of flavonoids and lung cancer. J Natl Cancer Inst 2000 January 19;92(2):154-60.
  2. So FV, Guthrie N, Chambers AF, Moussa M, Carroll KK. Inhibition of human breast cancer cell proliferation and delay of mammary tumorigenesis by flavonoids and citrus juices. Nutr Cancer 1996;26(2):167-81.
  3. Guthrie N, Carroll KK. Inhibition of mammary cancer by citrus flavonoids. Adv Exp Med Biol 1998;439:227-36.
  4. Miller EG, Porter JL, Binnie WH, Guo IY, Hasegawa S. Further studies on the anticancer activity of citrus limonoids. J Agric Food Chem 2004 July 28;52(15):4908-12.
  5. Yu J, Wang L, Walzem RL, Miller EG, Pike LM, Patil BS. Antioxidant activity of citrus limonoids, flavonoids, and coumarins. J Agric Food Chem 2005 March 23;53(6):2009-14.
  6. Tian Q, Miller EG, Ahmad H, Tang L, Patil BS. Differential inhibition of human cancer cell proliferation by citrus limonoids. Nutr Cancer 2001;40(2):180-4.
  7. Miller EG, Gonzales-Sanders AP, Couvillon AM, Binnie WH, Hasegawa S, Lam LKT. Citrus limonoids as inhibitors of oral carcinogenesis. Food Technol 1994;48:110-4.
  8. Lam LKT, Hasegawa S, Bergstrom C, Lam SH, Kenney P. Limonin and nomilin inhibitory effects on chemical-induced tumorigenesis. In: Berhow MA, Hasegawa S, Manners GD, editors. Citrus Limonoids Functional Chemicals in Agriculture and Foods. American Chemical Society ed. Washington, DC: 2000. p. 185-200.
  9. Tanaka T, Kohno H, Tsukio Y et al. Citrus limonoids obacunone and limonin inhibit azoxymethane-induced colon carcinogenesis in rats. Biofactors 2000;13(1-4):213-8.
  10. Battinelli L, Mengoni F, Lichtner M et al. Effect of limonin and nomilin on HIV-1 replication on infected human mononuclear cells. Planta Med 2003 October;69(10):910-3.
  11. Raphael TJ, Kuttan G. Effect of naturally occurring triterpenoids glycyrrhizic acid, ursolic acid, oleanolic acid and nomilin on the immune system. Phytomedicine 2003;10(6-7):483-9.
Partagez sur les réseaux sociaux :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *